20 oct. 2009
Fierté de mère
Que celles que les roucoulades de mère face à leur (forcément) prodigieuse progéniture insupportent passent leur chemin : je compte tout au long des lignes à venir me vautrer dans l'auto-satisfaction maternelle la plus flagorneuse : c'est mÔ Fils !
ToM, ou Mot à l'envers... ça fait des années qu'on en sourit, des années qu'on se demande jusqu'où ça le prédestinait...
Tom, le jour de ses deux ans et demi (je le sais bien, je l'ai marqué sur son carnet) me demandait :
"Maman tu peux m'enlever mes chaussures pour que je puisse enlever mon pantalon s'il te plaît ?".
Je m'exécutai à la seconde, bouche bée et le souffle court, avant de me précipiter au salon "Chériiiii, son premier subjonctiiiiif !!!" "Son premier subquoi ?".
Inutile de vous dire à quel point je ne suis plus impressionnée par les gamins qui s'expriment correctement passé trois ans. Inutile de vous dessiner le tracas qui fut le mien lorsque nos puînées commencèrent à ânonner leurs premiers mots, bien "tard" et bizarrement articulés. Normal quoi.
Tom aujourd'hui doit rédiger la suite d'une nouvelle de Maupassant. Voilà ce que ça donne, en une petite demi-heure, sans filet brouillon.
C'est malin, maintenant son père veut lui faire écrire des ses scénarios, hé hé...
Je sais, ce billet est indécent, mais j'avais prévenu.
* vous remarquerez peut-être deux petites erreurs d'accord, deux blancs non comblés ("s'enfuir" et "mémorial"), et lui-même à sa relecture s'est aperçu qu'il devait troquer "la marne" contre "la marnière".
09 sept. 2009
Jean de la Rivière
Entendu ce matin, café en main
"La mygale ayant chanté tout le temps... euh non, c'est pas tout à fait ça Maman ?"
Non, pas tout à fait ma Puce, mais cette version là je me la garde pour longtemps ! On va même lui tricoter une fin !
Pouf, pouf, pouf, j'en ris encore !
10 avr. 2009
Mademoiselle Trotte-Menu du jeudi
Mercredi soir Mademoiselle Trotte-Menu a l'envie vagabonde. Assise sur sa balançoire, elle l'écoute rouler de gauche à droite, indécise. Titillante. Enervante. Excédante.
Mademoiselle Trotte-Menu a les idées papillons et les désirs étincelles. Tout file, rien ne se pose. Elle a l'humeur hors d'haleine.
Mademoiselle Trotte-Menu a le cafard en rogne et la colère en boule. Elle rentre.
*****
Jeudi soir Mademoiselle Trotte-Menu se met en boule sous son édredon. Elle gonfle ses plumes et fait le dindon. En attendant de faire la roue et le paon.
Son duvet de plumes pèse des tonnes. Mais s’il était plus léger elle aurait froid.
Mademoiselle Trotte-Menu se sent phare hébété dans la nuit. Elle garde les yeux ouverts en grand sur rien. Elle pense qu’il faudrait lui remonter la mécanique. Elle attend son horloger.
Essai quatro, ce serait peut-être bête de s'arrêter là...
09 avr. 2009
fiction
Je voudrais avoir 20 ans encore et aimer avec cette urgence de l'intérieur et son hurlement archaïque. Ce vide-tripes.
Mais j'ai vieilli. Ma tripaille soubresaute au rythme de ma marmaille.
Il n'y a pas que le froid qui anesthésie. Il y a les années aussi.
Marceline N. Cahier d'hiver - 19_ _
08 avr. 2009
Mademoiselle Trotte-Menu du mercredi
Mardi soir Mademoiselle Trotte-Menu a l'humeur en carafe, comme une
araignée recroquevillée. Elle la regarde, elle l'étudie, elle lui
compte les pattes. Mademoiselle Trotte-Menu est dubitative. On dirait
qu'il en manque une.
Elle retourne le flacon, lui tapote le fond. L'humeur tombe -poum- sur
la table, et file claudiquante, confuse et honteuse, se réfugier
derrière la grosse fesse de la théière.
Ainsi donc Mademoiselle Trotte-Menu a l'humeur boitillante.
Il faudrait qu’elle l’attrape et qu’elle puisse la panser.
Mademoiselle Trotte-Menu reste pensive. Elle est perplexe. Son humeur n’a pas l’air décidé, et elle a peur de la brusquer.
****
Mercredi soir Mademoiselle Trotte-Menu a l'envie vagabonde. Assise sur sa balançoire, elle l'écoute rouler de gauche à droite, indécise. Titillante. Enervante. Excédante.
Mademoiselle Trotte-Menu a les idées papillons et les désirs étincelles. Tout file, rien ne se pose. Elle a l'humeur hors d'haleine.
Mademoiselle Trotte-Menu a le cafard en rogne et la colère en boule. Elle rentre.
Essai troiz', y a l'horizon pas loin.
07 avr. 2009
Mademoiselle Trotte-menu du mardi
Lundi soir Mademoiselle Trotte-Menu a du bleu dans sa tasse à miroirs.
Le temps ne tourne pas rond mais ne se cogne pas aux angles non plus.
C'est un drôle de temps hésitant et souffreteux, mais pas vraiment. Un
temps qui voudrait se rendre intéressant.
Ce soir Mademoiselle Trotte-Menu regarde d'un œil interrogateur ce
drôle de temps qu'elle se trimballe au-dessus de la tête. Elle aimerait
qu'il se décide : les grosses gouttes ou le soleil chatouilleur. Elle
est fatiguée d'attendre une humeur qui se terre, une humeur timide qui
ne se sent pas le droit d'être là.
Mademoiselle Trotte-Menu voudrait bien l'apprivoiser, la rassurer :
"Tu sais Bleue, tu es belle aussi, et tu as le droit d'être là, tout
près de moi. Tu sais Bleue, tu peux de me prendre dans tes bras. Tu
sais Bleue, on aurait peut-être le droit d'être fragile à deux."
Oui, mais Bleue ne sort pas. Elle reste cachée dans son nuage.
Et Mademoiselle Trotte-Menu continue de traîner ce drôle de nuage bleu rosé accroché à un fil au bout de la queue.
***
Mardi soir Mademoiselle Trotte-Menu a l'humeur en carafe, comme une
araignée recroquevillée. Elle la regarde, elle l'étudie, elle lui
compte les pattes. Mademoiselle Trotte-Menu est dubitative. On dirait
qu'il en manque une.
Elle retourne le flacon, lui tapote le fond. L'humeur tombe -poum- sur
la table, et file claudiquante, confuse et honteuse, se réfugier
derrière la grosse fesse de la théière.
Ainsi donc Mademoiselle Trotte-Menu a l'humeur boitillante.
Il faudrait qu’elle l’attrape et qu’elle puisse la panser.
Mademoiselle Trotte-Menu reste pensive. Elle est perplexe. Son humeur n’a pas l’air décidé, et elle a peur de la brusquer.
Essai deuz', pour voir un peu plus loin, juste un tout petit peu
05 avr. 2009
Mademoiselle Trotte-Menu
Ce soir Mademoiselle Trotte-Menu a du bleu dans sa tasse à miroirs.
Le temps ne tourne pas rond mais ne se cogne pas aux angles non plus. C'est un drôle de temps hésitant et souffreteux, mais pas vraiment. Un temps qui voudrait se rendre intéressant.
Ce soir Mademoiselle Trotte-Menu regarde d'un œil interrogateur ce drôle de temps qu'elle se trimballe au-dessus de la tête. Elle aimerait qu'il se décide : les grosses gouttes ou le soleil chatouilleur. Elle est fatiguée d'attendre une humeur qui se terre, une humeur timide qui ne se sent pas le droit d'être là.
Mademoiselle Trotte-Menu voudrait bien l'apprivoiser, la rassurer :
"Tu sais Bleue, tu es belle aussi, et tu as le droit d'être là, tout près de moi. Tu sais Bleue, tu peux de me prendre dans tes bras. Tu sais Bleue, on aurait peut-être le droit d'être fragile à deux."
Oui, mais Bleue ne sort pas. Elle reste cachée dans son nuage.
Et Mademoiselle Trotte-Menu continue de traîner ce drôle de nuage bleu rosé accroché à un fil au bout de sa queue.
Essai du bout des doigts
26 nov. 2008
Tricot de mots
"Il était près de neuf heures lorsque Henri se gara sur le
parking de la supérette d’Etretat.
Une fois le contact coupé, il resta encore un peu dans sa voiture, le temps que la chanson qui se jouait à la radio et qui le mettait de si joyeuse humeur se termine. Puis hop, dans un élan, il sortit.
Ses
talons claquèrent en un bruit sec sur le macadam défoncé. Il huma
l'air, s'emplit les poumons. Plus haut les mouettes riaient déjà.
(...)"
Merci à M'dame Stucru de m'avoir passé le relais!
Evidemment qu'une initiative comme celle-ci ne pouvait que déchaîner mon enthousiasme !
J'ai dans ma besace depuis quelques temps un autre jeu-relais avec des mots, des histoires et des blogs, que je vous proposerais bien, quans cette histoire-là aura trouver sa fin.
De quoi s'agit-il ?
De la chouette, très chouette idée de Sicotin, qui précise :
Afin que l’histoire reste
cohérente, merci de respecter les consignes qui suivent :
-L’histoire sera relayée par une personne à
-La phrase pourra être très courte (une interjection par exemple) et n’excèdera pas plus de 3 phrases au maximum. Pour assurer une certaine cohérence, il faudra que ces phrases respectent le fil de ce qui a été précédemment écrit. C’est contraignant mais sans ça, cela risque de partir dans tous les sens et de nuire à la compréhension de l’ensemble.
-Il est bien entendu possible de décliner l’invitation. Je comprends tout à fait que l'on n'ait pas l'envie ou le temps d'y participer. Dans ce cas merci de prévenir la personne qui vous a désigné(e) ou d'en choisir une autre pour qu’elle prenne la relève à votre place.
Passe à ton voisin-sin
Je passe le relais à la Môme Poison !
PS: Petit clin d'œil à Madame Pouyou, j'ai bien failli ne mettre que "schclac, fit la portière en se refermant" ou encore "schclam, fit la portière en se refermant sur son imper'". Mais j'ai eu peur que ça fasse trop court pour ma réputation... hé hé hé
16 nov. 2008
Petite douceur du jour
Pendant que le temps passe et s'étire...
Notre Lu est mordue, complètement dada de dadas
Un cheval dans le pré
Galope, galope
Le plus beau des chevaux
Au galop
Au triple galop
Le plus beau des chevaux
Un poney Isabelle
Ce n'est pas pareil
Il fuit les coccinelles
Un poney dans une voiture
Ce sera dans le futur
Un cheval qui joue du piano
C'est vraiment trop jojo
Luz - 16/11/08
17 oct. 2008
É ? ÉE ?
Bon, posons les choses clairement, moi fille. Donc ÉE quand ça peut.
Ça tombe bien, avec le verbe ÊTRE -et c'est fou (folle ?) ce que je suis- ça peut souvent. Mais pas tout le temps, hé hé !
Bah non, sinon c'est pas drôle !
Parce que des fois on se fait des trucs à soi, ÉE, et des fois pas, É.
Par exemple, en sortant de la douche, principe d'imitation bien compris par la mère que je suis, je m'exclame :
"A y est, je me suis lavÉE !"
Mais les jours où je suis locace et précise, ça donne :
"Je me suis lavÉ les pieds, le nombril, derrière les oreilles (alouette, gentille alouette), ..."
En fait c'est facile, il suffit de se "tromper" d'auxiliaire pour trouver le chemin :
je me suis lavé les mains = en mauvais moins bon français j'ai lavé mes mains,
et toc un p'tit COD derrière l'aux. AVOIR, donc j'accorde pas, et le tour est joué. Ça marche aussi pour les doigts de pied, les doigts de main, etc.
Un autre truc, c'est de se dire que quand il n'y a rien derrière le verbe (vous voyez de quelle drôle de bête je parle ?), on a le droit d'accorder. Sinon, non. Un peu comme cent et vingt, mais là j'ai peur de vous embrouiller, hé hé.
Bon tout ça, c'est grosso modo, je suis sûre qu'en fouillant bien, on devrait pouvoir trouver une ou deux exceptions comme je les adore, hein !
Z'en voulez encore ?
Moi toujours "female", right ?
Alors je me suis permise ou je me suis permis ?
Je fais le même détour... J'ai permis à moi... Unp'tit COI, j'accorde pas... Ce sera donc "permis", et zou !
Bon, interro écrite demain ! 'tention, je vais faire le tour des blogs !
La Gre, schtroumpf à lunettes







