13 nov. 2009
Croisements
Les soirs de pioche où la fatigue m'englue devant mon écran, j'aime chiner de nouveaux liens chez les unes et les autres. C'est ma petite errance de réjouissance.
Ce soir je me suis promenée du côté de Bordeaux, et me voilà rassurée, elle saura où se ravitailler (et de toutes manières il y a une boutiquette en ligne).
Ce soir j'ai vu la belle enseigne d'Alexis allumée, et je suis entrée. Elle est jolie cette enseigne, et c'est normal, c'est aNaïS qui l'a faite, l'heureux hOmme. Alexis travaille chez lui, si j'ai tout bien compris, il a un métier et des enfants qui ont une chambre, et ça se voit.
Ce soir, juste avant de vous quitter, j'irai relire les mots du Petit Géant. C'est le garçon au cornichon chocolaté qui a achevé de le convaincre qu'un blog c'était rudement bien pour roder ses écrits. Les balbutiements de "mon" plus si petit...
03 nov. 2009
Toussaint ? Tout sein dehors !
(... peau de lapin, la maîtresse sans maillot de bain...)
Je donne mes organes aux vivants, je donne mon corps à la science, je donne mes seins à palper, et je ne vends pas mon âme au diable.
Mesdames, Mesdemoiselles, tâtez-vous et faites vous tâter. S'il vous plaît.
Ou la liste d'actions utiles en EINS de Madame Stucru !
Merci !
29 oct. 2009
Ma Globe Trotteuse
Pomme est ma Rainette amie. mA plus Belle du Monde, mon accompaGnatrice de Piou, sa marraine la V.
Il y a bien longtemps, dans des contrées reculées de la Toile, et pourtant connues de certaine, et puis d'autre, nous nous sommes rencontrées. De ces jolis points de rencontre que savent dessiner les quadrillages virtuels. De ces évidences à peine étonnantes, et pourtant ahurissantes quand on s'y arrête deux minutes. De ces évidences improbables.
Il y a d'abord eu les clins d'œil de chaque côté de l'écran, puis petit à petit ce tricot de complicité. Il y a eu de sacrés éclats de rire.
Et un jour une voix, claire et souriante, elle, au bout du fil.
Alors j'ai saisi le fil de Toile à pleines mains, et je me suis invitée... un peu bernard-l'ermite sur les bords la Grenouille... Depuis, je suis repartie, bien sûr, mais jamais complètement. Nous sommes Compagnonnes de route, pour de bon -et pour le pire aussi, ce sont un peu des épousailles. Un lien de vieux couple, la tendre bienveillance de ceux qui voguent ensemble depuis des années, la confiance, la connivence, l'espérance, la romance...
Elle est forte quand je suis fragile et je suis forte quand elle est fragile, elle est le caillou-rocher sous lequel je peux aller me cacher quand j'ai besoin de ne plus compter.
De vogue en vague, aujourd'hui PomAmie se (re)met au surf*... elle entre dans la danse, et ça me plaît bien qu'elle vienne croiser les pattes avec nous !
Ma Globe-Trotteuse est Blogueuse !
An apple a day keeps the doctor away
*surf qu'elle fit vraiment au large des côtes latines, oui, oui, oui
27 oct. 2009
Cécile & les grenouilles
Cécile crayonne des grenouilles, mais pas seulement.
Cécile, j'ai découvert ses crayonnés chez Milan il y a longtemps. Et puis j'ai lu ça, et ça, et je les ai relus, et je les ai relus, et je les ai relus ... (deux petits bijoux).
& 
Depuis je guette ses collaborations, comme celle-ci qu'il me tarde d'avoir
ou cette petite (en taille) que j'ai et que j'effeuille un peu dans mes Plumes.
Je guette d'une manière générale tout ce qui peut sortir de son laboratoire à images. Je veille. Et ça tombe bien, parce que la Cécile, elle fait aussi des petites coutures...
(un clic sur l'image et vous y serez)
Broche d'environ 6 cm de hauteur - 20 €
Impression sur tissu fixée à chaud, perles et broche elle-même en pure laine, le tout cousu et brodé main.
by Cécile Gambini
Alors vous, je ne sais pas, mais mÔa, je compte bien le glisser dans le tuyau de l'oreille du Père Noël !
15 oct. 2009
Made Knight by Zebulle
Le Piou-Chevalier est vif et fugace, c'est bien pour ça qu'il est chevalier !
Dans sa boutiquette, Marie pare les chevaliers des atours indispensables à leurs galopades !
Pour que vous puissiez voir de plus près (et moins flou), la Mère-Chevalière que je suis s'est emparée des atours et se découvre sous un nouveau jour, warrior presque !
Si vous voulez votre parure, passez donc à sa BoutiK !
Merci Marie, c'est incroyablement bien fait !
Edit : oh ben zut, on dirait bien qu'il n'y en a plus ! Zut de zut, möa qui voulait commencer une collection... Peut-être si on lui demande gentiment...
13 oct. 2009
Ping-Pong
Longue à la détente la Gre, à croire qu'elle a le muscle de la cuisse l'oreille interne froissé !
Je me disais aussi, cette voix si familière à mes oreilles, ce bercement quasi utérin qui me prend aux épaules dès qu'elle fredonne...
Il m'aura fallu quelques clics pour faire tilter ma mémoire ! Mais c'est bien sûr !
Sa Mélanie est celle de la Nouvelle Vague, celle qui reprenait avec Camille les pops acidulées de ma jeunesse, celle écoutée en boucle dans cette jolie boutique qui n'existe plus d'une qui se reconnaîtra.
Elles sont toutes mes préférées ou presque, et Deezer dans sa folie nouvelle a effacé de ses archives tous les tracks de ma playlist.
J'ai trouvé sur youtube deux petites vidéos. L'une animée sur la version studio (bon, pourquoi pas ? - euh c'est une initiative personnelle ce brin d'animation, absolument pas une vidéo "officielle". J'ai trouvé ça sur youtube, et pourquoi pas, donc), l'autre en live à New-York. Parce qu'un jour je retournerai croquer la Big Apple. Elle ne l'oubliera pas, son Amour, mais de toutes manières c'est pas une chanson d'amour ! Clin d'œil à elle pour un ping-pong presque coutumier (mais c'est si bon ...).
30 sept. 2009
Bleus à la Violette
On dit des bleus, mais ce sont des ecchymoses violettes en vrai. Celles qui guérissent le mieux, je le sais.
Il était une fois une femme des montagnes et des prés. J'avançais sur le sentier, elle était assise sur son caillou, elle regardait le sentier et les gens qui y passaient. Elle se reposait de sa route déjà pas mal tracée. Elle ne regardait pas trop loin derrière, pas trop loin devant, elle regardait à ses pieds, au bout de sa main, ce qu'elle avait sous son nez. Elle regardait et elle voyait. Elle est très forte pour ça.
Elle m'a regardée, elle m'a tendu la main, peut-être m'attendait-elle, et elle m'a souri. C'était chaud, ça faisait bon dedans.
Elle s'est relevée, elle a repris son bout de route. Depuis je ne suis jamais loin derrière.
Elle est femme des montagnes et des prés à la ribambelle avancée, elle est l'aînée, celle qui avance en éclaireuse sans redouter les branchages qui fouettent le visage. Elle les retient juste du bout de sa main sur son passage, pour que la gifle soit moins cuisante à celles qui suivent. Elle ne sait peut-être même pas qu'elle a cette attention-là. C'est sa petite humanité à elle. Sa foi de table. Ma joue est moins rouge et je l'en remercie.
Elle est femme généreuse, et a accepté pour compagnonnage toute une année une drôle de bête : une boîte à images. Nous voilà toute une année perchés sur son épaule, à voir et à entendre ce qui se chuchote dans ses bureaux ; à ouvrir la bouche pour questionner-raisonner-résonner-consoler, et nos bouches à peine ouvertes, découvrir sa voix douce qui prononce ces mêmes mots-là qui se formaient. Nous voilà compagnons de sa route compagnonne. Parce que cette femme est accompagnatrice. Absolument.
Le film a été primé, c'est bien la moindre des choses. Elle est discrète, elle en a parlé, un peu, et discrètement, puisqu'il est peu diffusé encore, elle le promène de ça de là. Je suis chanceuse, il est arrivé il y a quelques saisons déjà. Il a frappé à la porte. J'étais contente de le trouver là. On était samedi, entre chaud et froid, j'étais embrumée de réveil et j'avais les pieds nus. J'ai pris mon café et je me suis installée. Tout de suite. Parce que j'étais touchée de son geste, que je voulais honorer sans attendre. Parce que je voulais saluer son témoignage. Parce que c'était important pour moi de le faire. Quel que soit ce qu'il y avait sur la bande.
Et sur la bande, je l'ai retrouvée, pareille que sur le sentier. Elle m'a pris par la main, et je l'ai suivie, sans avoir jamais envie de la lâcher. J'ai tout vu, tout entendu, et pourtant je n'ai pas été voyeuse, je n'ai bafoué aucune intégrité. C'est le talent de la réalisatrice. Je ne me suis pas ennuyée, jamais. Pourtant "infirmière scolaire", ce n'est pas vraiment un titre qui fait rêver. Pourtant du mal-être de graines d'adultes, j'en mange aussi à toutes les sauces. Pourtant, je suis de la "maison". Et pourtant je n'avais pas la moindre idée de ce que c'était "infirmière scolaire". Ou plutôt, mon idée était fausse et floue, et je ne le savais même pas.
Je me suis promenée dans ses bahuts, et rapidement sur le canapé est venue se nicher ma nichée. Alors il a fallu arrêter la bande, et poser d'autres mots, des mots en plus, sur les maux de l'écran. La vraie vie était sur l'image, et ils pouvaient la questionner vraiment. Ce n'était pas, pour une fois, un concept abstrait agité par maman. On en a fait des allers-retours sur la bande, pour réentendre une parole à peine prononcée, ou un silence, pour s'imprégner des moues, et les comprendre sans les décortiquer. Il en a fallu des allers-retours pour que cet écran joue les miroirs filtrés. Il y avait de l'émotion partout, ici et dedans, et ce n'était pas lourd. C'était vivant.
On avait dû arrêter, à cause de je ne sais plus quelle facétie de l'emploi du temps. J'avais interdiction de regarder la suite, la fin sans eux. "Dis Maman, tu nous attends, hein, s'il te plaît ?!".
A la reprise, on avait même fait durer le plaisir, on avait repris depuis le début. Et les jours d'après on s'en était refait quelques petites louchées. Puis on l'avait renvoyé à sa valse, avec regrets. Non, avec plaisir. Et retard aussi, bien sûr. Depuis, il nous manque et j'attends qu'il soit distribué.
Je n'ai pas joué les intellos militantes de gauche à regarder ce documentaire. J'ai juste vu un bon film, fin et pertinent. Je me suis laissée happer, émouvoir, prendre sans retenue. Un bon film. Bravo à Fleur et à Violette !
Un film de Fleur Albert, produit par Cauri Films (100 mn - qui en paraissent 10)
My (third) tribute to Her
Une poésIe InopInée débarquée sur "mon" tableau / Son I dans mon unIvers d'aujourd'huI...
°°°
29 sept. 2009
My (second) tribute to Her
Ma journée du lundI, tout en pensées vers le I... / Ma page d'écrIture !
^^^
28 sept. 2009
My (first) Tribute to Her
Ce que m'inspire ce poInt qui n'en finit pas de rebondIr sur son I, ça ne regarde que moÂ, que Nous, finalement.
Des ballons que je peux lâcher sur la place publique, il y a ces bribes de chanson, des brèves de ce que je sais d'elle, des mots fredonnés par d'autres qui ne la connaissent pas et qu'elle inspire pourtant.
Le poInt sur le I en karaoké, ça vous dirait ?
Un an, douze mois, douze chansons, et ça commence avec l'automne et sa joyeuse pomme....
01 - Au mois de SePTembre
"Parfois on regarde les choses telles qu'elles sont en se demandant pourquoI, parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être en se disant pourquoI pas (...) Il y a là (...) ton allure quand tu marches juste devant (...)"
Lisa vue par Vanessa P.
02 - Au mois d'OctoBRe
"Elle les a attendus sans rire les rubans bleus les soupirs que des trucs qu'existent pas qu'au cInéma (...)"
Lisa vue par Alain S.
03 - Au mois de NoveMBre
"Her eyes like windows, tricklin rain (...)"
Lisa vue par Cat S.
04 - Au mois de DécEmBre
"Je l'aime pas ton sourire de cloche et j't'éclaterais bien ta caboche (...) quand I m'voit, I regarde par terre (...) I s'pavane le joli p'tit coq, mais I regarde pas toujours ses bottes, I m'les reluque mes jolis derrières (...) si t'en as assez, t'as qu'à nettoyer (...) t'aurais mIeux fait d'avoir un hamster"
Les rebellions de Lisa vues par Emily L.
05 - Au mois de JaNvIer
"It's all I need to occupy a mind like mIne, Yes we were born, born, born to be alIve (...)"
Les p'tites renaissances de Lisa vues par Julie D. & Patrick H.
06 - Au mois de FévrIEr
"Elle me dit qu'elle convoite les mules en serpent (...)"
Les pieds de Lisa vus par Thomas F.
07 - Au mois de MaRS
"Theres a new game we like to play, you see, a game with added reality (...) We call it PoInt sur le I, let's play PoInt sur le I (...)"
Les amuseries de Lisa vues par D. Mode & N. Vague
08 - Au mois d'AvRiL
"Les visages se pressent et les étoiles filent, (...) les rues sont pleines de promesses mobiles (...)"
Lisa vue par Etienne D.
09 - Au mois de MaI
"In the playground children sing their songs and skin their knees, play, little monsters, play, (...) little monsters that rule the world (...)"
Les p'tits monstres de Lisa vus pas Charlotte G.
10 - Au mois de JuIN
"T'es tout' nue sous ton pull, y'a la rue qu'est maboul', Jolie pÔint, t'as ton coeur à ton cou et l'bonheur pas en d'ssous (...)"
Lisa vue par Léo F. & Juliette G.
11 - Au mois de Juillet
"PoInt, poInt, mon poInt, poInt, poInt sur le I..."
Lisa vue pas Elli M.
12 - Au mois d'AoÛt
"Le bonheur c'est toutes les couleurs de ses pieds son cœur, tu donnes goût à la vie (...)"
Lisa revue par Vanessa P.
La Gre, toutes les femmes de ta vie...



















