07 nov. 2009
Ma bébée
Elle n'est plus une bébée, je crois. Définitivement.
Ma presque 8 à béret.

Capucine, je te présente la "mienne" de Fleur.
02 nov. 2009
La dernière nuit
Ce soir au clos des yeux je lui ai chuchoté doucement :
"Bonne-Douce dernière nuit d'âge-à-un-chiffre ma Toute-Presque-Grande".
Dans quelques heures, en fin d'après-midi, ma LibelLuZ, ma LuZiole aura dix ans.
Rien d'imprévu, rien d 'étonnant, et pourtant...
Dix ans.
Je reste coâ d'émotion devant cette vie qui pousse avec autant d'envie, d'intensité.
Permettez, pour une fois, que je garde mes mots pour Nous.
Luz, avril 2002
25 oct. 2009
De M. à Z.
Qu'est-ce qu'il dit ?
De l'autre bout de la France, il chante...
JoyeuZanniversaiRe Compagnon de route !
DeuzAns... trois petites semaines, vingt-et-un jours...
Nos mères ne savaient-elles pas depuis longtemps que cette prochaine aventure en maternité serait complice et proche et parallèlle ? Un p'tit dernier pour la route ici, parce que quand on a trouvé une fée-accompagnatrice de cette envergure, la moindre des choses c'est de l'honorer, non ?
JoyeuZanniv' Z., et à tÔa aussi ma mèRe-aMie...
G.
24 oct. 2009
L'imposture
Je lève la troisième imposture, la plus dure...
Mes Soleils, ceux qui brillent un peu trop forts aussi la nuit, sont de vrais enfants de chair et d'os, si si si.
Les DemoizElles papotent, repapotent et surpapotent alors que la lumière est éteinte depuis longtemps. Souvent même elles pouffent. Le Grand rallume en douce, pour lire. Le Piou dit tout aussi bien "non maman, ici, dodo ici, mouah dodo maman, enco tété" que "aya maman 'main". Et c'est bien ce qui m'émerveille, cette capacité à savoir et à dire s'il est prêt, ou pas.
Je sais j'ai l'émerveillement (trop) facile. Mais que voulez-vous, les concernant ne cherchez aucune objectivité, c'est pas mon taf...
Parfois aussi, le Piou redescend en silence et campe dans le salon... Mais je suis mère autoritaire, un haussement du sourcil (le droit) et le Piou file à son lit. Bien sûr, jamais il ne dit "non !"...
Je continue, ou ça va ? Parce qu'il y a les fringues rangées là où elles tombent, les tables à moitié débarassées, les chambres à moitié rangées, les découpages insensés avec confettis jusque sous l'oreiller (et souvent mes fesses sur l'escalier à contempler la vie qui s'ébat.... chutttt) ...
Edit : j'oubliais... ils se sont passés de doudou, de tétine et de biberon ? Bah ouais, en même temps, ils avaient un tout-en-un : le bib'-tétine-doudou, hé hé ... (et puis évidemment qu'ils sont aussi passés par là, plus tard, mais sans que ce soit problématique s'il n'y avait pas).
Alors oui, je dis aussi que mes enfants sont très faciles à reconnaître : dans la rue ce sont des halos qui se promènent sur les trottoirs. Mais il ne faut pas me croire. Ce n'est pas vraiment ça que je dis, je ne suis pas dupe moi-même, ne le soyez pas. Je dis juste que nos mômes nous vont bien et qu'on aime vivre avec eux.
Comme vous.
22 oct. 2009
Le sein
On me dit : "Quoi !! Il a deux ans et tu l'allaites encore ! Eh bé, tu ne veux décidément pas le laisser grandir !!!"
J'ai la parade rôdée, spontanée. Surtout ne pas contredire, et forcer le trait, le sourire aux lèvres :
"Bah quoi, il n'a pas encore 18 ans ! Et comment ça "grandir" ? Et, ça se saurait, hein, si les enfants, c'était fait pour grandir !"
Ça c'est l'extérieur.
A l'intérieur, je me pose et je scrute et j'observe. Parce qu'on ne sait jamais, et pourquoi pas.
J'observe et je vois notre Bonhomme, du haut de ses trois pommes, déplacer les chaises et les tabourets pour tourner les poignées un peu trop hautes et ouvrir les portes sous notre œil encourageant ; je le vois sans couche la journée, demandant les toilettes plutôt que le pot ; je le vois manger seul depuis avant qu'il ait un an, boire au verre depuis toujours, se servir et servir les autres avec beaucoup d'attention et quelques dérapages ; je le vois tartiner de beurre ou de fromage frais de belles tranches de pain ; je le vois user du "plé" et du "éci" dès la moindre demande ; je l'entends parler pas très bien mais s'exprimer parfaitement ; je le sens concerné par la vie de la maison dans son entier et dans ses détails ; je le vois allumer et éteindre les lumières, ouvrir et fermer les robinets ; je le vois se laver les mains, les dents, et le reste, seul ; je le vois se déshabiller tout seul pour peu que ses habits soient un peu amples, et persévérer à s'habiller seul (mais l'enfilage de chaussette lui donne du fil à retordre) ; je le vois stable sur une planche de skate, je le vois marcher en patins à roulette ; je le vois jouer à la tiquette et manier les ciseaux à bouts ronds pour faire des franges et des franges et des franges à tout un tas de feuilles de couleur ; je le vois écrire plutôt que dessiner ; je le vois chercher l'initiale de son prénom sur les lettres du frigo ; je le vois bien campé sur ses deux jambes, marchant depuis son onzième mois, gambadant, pirouettant, sautant à pieds joints depuis ; je le vois tenter le poirier et doucement maîtriser la galipette ; je le vois touiller la pâte à crêpe, mélanger la pâte à gâteau et essorer la salade ; je le vois tout à côté de moi très concentré à m'aider à faire le café du matin "pour papa" ; je l'entends dire "je t'aime", je l'entends chanter à longueur de journée ; je le vois avec son frère et ses sœurs, tellement plus grands, et lui qui déclare "moua aussi" ; je le vois se coucher, sans biberon, sans tétine, sans doudou, et m'embrasser après sa tétée "aya Maman, à 'main".
L'empêcher de grandir ? Et si ce n'était pas tout à fait ça ?
En l'occurrence, si c'était le contraire, rien que le socle de ce qui lui permet de se projeter en avant ? ...
20 oct. 2009
Fierté de mère
Que celles que les roucoulades de mère face à leur (forcément) prodigieuse progéniture insupportent passent leur chemin : je compte tout au long des lignes à venir me vautrer dans l'auto-satisfaction maternelle la plus flagorneuse : c'est mÔ Fils !
ToM, ou Mot à l'envers... ça fait des années qu'on en sourit, des années qu'on se demande jusqu'où ça le prédestinait...
Tom, le jour de ses deux ans et demi (je le sais bien, je l'ai marqué sur son carnet) me demandait :
"Maman tu peux m'enlever mes chaussures pour que je puisse enlever mon pantalon s'il te plaît ?".
Je m'exécutai à la seconde, bouche bée et le souffle court, avant de me précipiter au salon "Chériiiii, son premier subjonctiiiiif !!!" "Son premier subquoi ?".
Inutile de vous dire à quel point je ne suis plus impressionnée par les gamins qui s'expriment correctement passé trois ans. Inutile de vous dessiner le tracas qui fut le mien lorsque nos puînées commencèrent à ânonner leurs premiers mots, bien "tard" et bizarrement articulés. Normal quoi.
Tom aujourd'hui doit rédiger la suite d'une nouvelle de Maupassant. Voilà ce que ça donne, en une petite demi-heure, sans filet brouillon.
C'est malin, maintenant son père veut lui faire écrire des ses scénarios, hé hé...
Je sais, ce billet est indécent, mais j'avais prévenu.
* vous remarquerez peut-être deux petites erreurs d'accord, deux blancs non comblés ("s'enfuir" et "mémorial"), et lui-même à sa relecture s'est aperçu qu'il devait troquer "la marne" contre "la marnière".
15 oct. 2009
Made Knight by Zebulle
Le Piou-Chevalier est vif et fugace, c'est bien pour ça qu'il est chevalier !
Dans sa boutiquette, Marie pare les chevaliers des atours indispensables à leurs galopades !
Pour que vous puissiez voir de plus près (et moins flou), la Mère-Chevalière que je suis s'est emparée des atours et se découvre sous un nouveau jour, warrior presque !
Si vous voulez votre parure, passez donc à sa BoutiK !
Merci Marie, c'est incroyablement bien fait !
Edit : oh ben zut, on dirait bien qu'il n'y en a plus ! Zut de zut, möa qui voulait commencer une collection... Peut-être si on lui demande gentiment...
13 oct. 2009
En mon jardin
Une Fleur d'Avril, une planche de bois, une craie verte, une chaussette trouée par la vie qui trépide...
de la poésie de bouts de murs, celle que je préfère...
Et le P'tit-Vieux "Mou tout pareil"...
08 oct. 2009
Jour d'anniversaire - 3
Mosaïque du jour. A moins que ce ne soit un kaléidoscope... Et je remets ce billet devant, parce qu'il me plaît, et que ça y est, j'ai enfin pu y accrocher toutes mes images !
Non, je n'aime pas moins GranDouze, mais il est nettement moins facile à photographier que P'titDeuz, vous le comprendrez aisément !
Par ordre chronologique d'apparition :
une tête de pioche / la première gorgée de bière / les copains de l'apéro / un verre à la main sur la table /
un cousin / une tatane de l'oncle Tane / un cousin, le même / des bougies et un gâteau /
un bâton à "chtoniong" / un livre avalé / des cadeaux déballés avec soin et sans empressement "mouâ tout seul" /
des voitures / encore un cadeau / encore un livre / encore des voitures /encore un cadeau / une tête de pioche / le jouet poisson du chat en peluche / une grosse BD /
la grosse BD sur ses genoux / toujours un cadeau / une nouvelle guitare pour sa collec', tirée avec la main / la même tirée avec les dents/
une carte d'anniversaire / une petite grosse voiture / des animaux de la ferme magnétiques / des petites voitures /
une tête de pioche coquin / un garage & un cousin / Mimi dans sa rue / un tee-shirt de New-York* /
un sac* tip-top pour ranger les fruits&légumes à découper / bis / une belle chemise tee-shirt de bûcheron canadien branchouille /une table de petits.
C'était une belle journée !
* voici donc ce qui se cachait dans les sacs roses ! Chic alors !
05 oct. 2009
Jour d'anniversaire - 2
Ou "le mouvement perpétuel réinventé"...























































