Bulles de Grenouille

Scriiitch, splatch, plouf, et autres z'histoires

19 sept. 2009

Arrgghhh !

J'en ai ma-rr-euh !

Est-ce que ça vous fait ça aussi parfois ? Voilà trois jours que CanalBlog refuse d'héberger mes photos ! Rien à faire, il me dit toujours au bout de trois plombes de moulinage que la connexion s'est interrompue ! J'ai nettoyé l'ordi, vidé la corbeille, rangé le bureau, rebranché la connexion: nada !

Ce n'est pas très grave, bien sûr, c'est juste un peu gonflant. Ça a quel sens, dites-moâ, ces messages qui vont perdre leur à-propos et se périmer avant de périr dans la boîte à brouillons ?!

J'ai comme l'envie de bloguer qui s'étiole !

PS : vous croyez que CanalBlog s'efforce de rendre mes Bulles solidaires de la perte de l'apn du Point sur son I ? Alors CanalBlog, je te rassure tout de suite, même sans apn elle arrive à mettre des photos, elle (je sais, c'est une fée, et je ne suis qu'un vulgaire batracien, pfff...)

Posté par ZeFrog à 09:02 - bulle du Jour, bonjour - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 juin 2009

La peur de 18h17

ou lettre ouverte et recommandée avec accusé de réception à la SNCF

Madame, Monsieur,

Je vous prie de recevoir par la présente l’expression de mon courroux ulcéré.

Hier, lundi 1er juin, sur le quai de la gare de Bailleul (59), alors que je m’apprêtais à monter, poussette en main, dans le TER n° 844870 de 18h17 à destination de Lille, les portes se sont refermées SANS AUCUN SIGNAL, et le train a démarré, emmenant avec lui ma fille de neuf ans, seule, impuissante et paniquée.

De chef de quai, point. De chef de gare, point. Quel recours ai-je ?
Des dizaines de témoins, sans voix, regardent ma course éplorée, puis mon arrêt.
Un jeune homme, qui ne travaille pas à la SNCF, a le réflexe, l’intelligence et la gentillesse de prévenir son ami(e ?) dans le train : il faudrait prendre en charge la petite, la faire descendre au prochain arrêt, Armentières, et lui  assurer que sa mère l’y rejoindrait, aussi vite qu’elle le pourrait.
Une femme, qui ne travaille pas à la SNCF, a gentiment pris en charge mon enfant et cherché le contrôleur, qui travaille à la SNCF, qu’elle n’a pas trouvé, ni dans les rames du haut, ni dans les rames du bas, ni dans les cabines.
Une jeune fille, qui ne travaille pas à la SNCF, est descendue du train avec ma fille et a attendu 10 énormes et longues minutes que je puisse la retrouver, à coté des portes closes de la gare aux quais sans chef.

L’amie qui nous avait déposés, mes quatre enfants et moi, à la gare de Bailleul, nous a ramenés, mes trois enfants et moi, et notre angoisse, à la gare d’Armentières.
J’y ai retrouvé ma fille, tremblante et en larmes. J’y ai remercié la jeune fille. J’y ai cherché des interlocuteurs de la SNCF, que je cherche encore…

Je voudrais hurler à votre figure ferroviaire ma frayeur de mère et la terreur de mon enfant.
Je voudrais hurler à votre figure ferroviaire ma fureur de citoyenne convaincue de l'indispensabilité du service public, du vrai.
Je voudrais envoyer à votre figure ferroviaire la culpabilité de mon fils aîné, persuadé qu‘enfiler sa chaussure un peu plus vite nous aurait fait gagner les 25 secondes qui nous ont manqué. J’enverrai à votre comptabilité ferroviaire la facture des séances de psychothérapie nécessaires à son apaisement.
Je voudrais envoyer à vos nuits ferroviaires les cris nocturnes de mon petit, appelant sa sœur pour s’assurer qu’elle est bien à nos côtés.
Je voudrais envoyer à votre irresponsabilité ferroviaire et humaine les larmes de ma cadette.

Je suis outrée, choquée, scandalisée, furieuse. Absolument furieuse !

Alors je vais reprendre par le menu, pour que vous puissiez combler les blancs :
Un peu avant 18h17 à nos montres , sur le quai de la gare, nous nous engageons dans le train. De part et d’autres, des gens discutent encore. Ma fille monte la première, je lève les pieds de la poussette pour grimper dans le train, mes deux autres grands s’écartent pour me laisser passer. Les portes commencent à se refermer. Je repose les pieds de la poussette sur le quai, mon amie accompagnatrice appuie sur le bouton d’ouverture de la porte avant qu’elle ne se referme complètement. Je ne suis pas inquiète, le chef de train n’a pas sifflé, les portes n’ont pas sonné, on n’a jamais vu partir un train avec ses voyageurs à demi-montés, n’est-ce pas ?
Les portes se ferment. Nous rappuyons sur le bouton. Nous ne sommes toujours pas inquiets, personne ne signale que le train est sur le point de démarrer, c’est donc que les portes vont se rouvrir, n’est-ce pas ?
Mais le train démarre, me laissant incrédule et jurant sur le quai, laissant mon enfant en larmes et tambourinant à la vitre du wagon.
Que puis-je faire ? Comment contacter le contrôleur ou le chef de la prochaine gare ?
C’est alors que ce jeune homme très spontanément sort son portable pour demander à son ami(e ?) de faire descendre la (ma) petite à Armentières. Pendant que mon amie nous y emmène en urgence, aussi vite que le permettent les limitations de vitesse en ville, je cherche à contacter "quelqu’un" de la SNCF. Les renseignements téléphoniques me communiquent un numéro à la gare de Lille-Flandres qui ne répondra jamais. Il semblerait qu’il faille absolument passer par le 3635 et ses codes d’accès à rallonge.
Finalement nous arrivons avant que les recherches téléphoniques n’aboutissent. Je vous passe les retrouvailles, les pleurs après les 20 minutes de cauchemar. Je cherche à épancher mon indignation en gare. En vain. Il faut attendre d'atteindre Lille. A la gare de Lille, le guichetier de l’accueil, très gentil au demeurant, me fournit le n° du TER et un formulaire de réclamations, que je refuse de remplir sous le coup de l’émotion. J’écrirai une lettre, que j’enverrai au service clientèle. Dont il n' a jamais retrouvé l’adresse.

Madame, Monsieur, j’ai beau chercher et invoquer ma propre responsabilité, je ne vois pas où elle pourrait se nicher : j’ai respecté le protocole. Le train n’a pas signalé son départ. Je suis heureuse d’être tombée sur des gens bienveillants et bien intentionnés qui ont pallié la déficience de votre fonctionnement.
Je pourrais me taire, et pardonner : l’erreur est humaine. Mais où étaient vos humains ?
Je voudrais que vous expliquiez à mes enfants pourquoi le monsieur du train n’a pas sifflé. Je voudrais que vous expliquiez à mon fils qu’enfiler sa paire de baskets plus rapidement n’aurait pas fait pousser un chef de quai subitement. Je voudrais que vous expliquiez à ma fille pourquoi elle n’a trouvé de contrôleur nulle part dans son train. Je voudrais que vous expliquiez à mes enfants où vous étiez alors que nous utilisions vos services, pour lesquels nous avons payé. Je voudrais que vous m’expliquiez ce que recouvre le prix de mon billet. Je voudrais que vous m’expliquiez comment je vais faire pour continuer à préférer le train, moi qui suis pourtant depuis toujours une fervente utilisatrice (et pas consommatrice).

Je ne suis pas sûre aujourd’hui de la suite précise que j’entends donner à cette "mésaventure". Je vais m’octroyer les conseils de Que choisir, dont je suis adhérente, et des associations d'usagers de la SNCF (dont la FNAUT), à qui j’adresse bien évidemment un double de ce courrier avant de décider. Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations irritées et de ma confiance distordue. 

G. D.
(Grenouille urticante)


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20 avr. 2009

Ce matin

Ce matin j'avais écrit un billet fin léger enchanté drôle (tout mo quoi) sur mon activité fine légère et déplumée de ma matutinée (avant le 3e café c'est matutinal, un point c'est tout ! Après seulement je passe aux litres de thé, et la journée commence).
Et puis un p'tit pouyou (ah ben nan, je peux plus l'dire, c'est quelqu'un d'autre ça maintenant) un L'Arsouille-Petiot m'est grimpé dessus.
Et puis mon doigt a zippé.
Et puis ma page s'est retournée, et mon message s'est envolé.
C'est bête je l'aimais bien. J'ai un peu l'impression de lui courir après depuis ce matin. En vain.
Et vous, sinon, votre jourd'hui, c'était bien ?

La Gre, pfouh

il_430xN

















Daily Information by SparklePower sur Etsy 



M'en fiche, pour me consoler me suis offert le dernier Lhasa. Parce que Lhasa, j'ai parfois l'impression qu'elle écrit des trucs rien que pour moÂ. Je lui suis liée par l'intime depuis qu'elle nous a bercés, Ma LibelluZ et moÂ, pendant nos neuf mois-neuf lunes de voyage l'une dans l'autre.

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25 mars 2009

Aux pieds

Il y avait la tête, là où nous déposons nos fatigues et revêtons lunettes et rêves, qu'elle voulait voir, curieuse et généreuse (un mot gentil-sincère pour chaque chevet, je le sais, je les ai tous lus).
Il y avait ces pieds fatigués en descente d'escalier, ennuyés, à tourner en rond sur la marche en attendant la fin de la saison.
Il y avait ces pieds bien chaussés, n'en déplaise aux furieux.
Il y avait ces bouts d'essentiels planqués derrière ces chevets que ces lunettes de mauvais pied n'ont pas su voir. Se peut-il que l'essentiel reste à ce point invisible pour ces yeux ? Faudrait-il expliquer l'universalité du tournant d'escalier, le piétinement usé-usant du talon et l'envolée-vers-demain du bout pointu ou rond de la bottine ?

pied2 pied3 pied4 pied5 pied6 pieddenezcyrano
(photos empruntées à Lisa -sauf le dernier emprunté à Cyrano grâce à Google parce qu'un pied-de-nez ici s'imposait-, j'espère que tu ne m'en voudras pas. Un petit clic sur l'image, et vous serez chez elle.)
Les plus chouettes bouquets, à mes yeux, à mon nez, sont ceux au milieu desquels les narcisses s'épanouissent sereinement...

Au pied de mes nuits, il y a :
DSC00592
Et de l'autre côté de l'alcôve, mes illustrations préférées :
DSC00595 DSC00597 DSC00598

La Gre, à la futilité épanouie, merci
 

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18 mars 2009

femme-escargot

Je ne la connais pas, et pourtant, voilà ce que j'aimerais lui chanter.
Julie est escargot. Elle porte sa maison, et ses deux enfants, sur son dos.
Dites les Gens, c'est fragile une coquille ! Si ça se fissure, ça se craquelle, ça fuit en-dedans. Ça enrhume les enfants.
Un toit pour Julie, ça ne vous dit pas ? Un Toi+Moi pour un toit pour Eux...
Pour une semaine, ou jusqu'à l'été, qui peut lui prêter sa maison ? Qui pourrait les héberger ?
Ou mieux, qui pourrait leur louer un endroit qui serait enfin chez eux.
Faites passer, ça urge !
Merci pour Elle. Et ne nous leurrons pas, merci pour nous !

il_430xN
The Weight of This - Gorjuss (sur Etsy- clic-clic)



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17 mars 2009

Parce qu'on va pas se laisser emmerder #2

Eh non, toujours pas ! Au choix, 2nde réplique...
On peut enchaîner si on hésite, hi hi hi...
Elle me comprendra toujours, j'en suis sûre...

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Parce qu'on va pas se laisser emmerder

non plus !
Une chanson d'amour QUAND MÊME !
Montez le son, et debout sur la table !

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19 févr. 2009

Dix-Heures

Mesdames - Mesdames, comme j'aime vous appeler,

Après la minute de Monsieur Cyclopède, voici la minute de Madame Gre.
Aujourd'hui comment deezer son post même quand deezer ne veut plus cracher le code !
Hé hé ...
Fastoche ! Et c'est Mo qui l'ai trouvé toute seul, all by myself.
Et je vous l'offre ce truc tout con !

1) éditer un de vos vieux messages dans lequel figure un lien deezer.

2) cliquer sur l'icône <> dans la barre de menu du message pour avoir tout en langage martien.

3) copier-coller le code en langage martien de la chanson dans le nouveau message que vous venez d'écrire, et donc d'enregistrer en brouillon pour ne pas avoir à le recommencer une fois que vous cliquez dans vos archives à la recherche du vieux message, je sais de quoi je parle, et sans oublier d'avoir cliqué au préalable (donc juste avant de coller) sur l'icône <> dans la barre de menu du message.

Ça donne un truc comme ça (avec les < p > avant et après, mais si je les mets, le code n'apparaît pas sur l'écran du blog)

style="width: 220px; height: 55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=945385&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=945385&amp;colorBackground=0x525252&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object><br /><font size="1" color="#000000"><br /></font>

4) Comme je comprends le martien (bah oui, entre batraciens), je me doute tout de suite que le n° ici en gras à côté de "song=", c'est le n° de la chanson (je sais je suis très futée). Or dans le permalien de la chanson que je veux dans deezer, il y a aussi un n°, hé hé... par exemple http://www.deezer.com/track/51350.

Je copie (ou je le retiens avec ma méoire phénoménal) donc ce codetrack que je colle en lieu et place du codesong.

Ainsi, mon premier code devient

style="width: 220px; height: 55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=51350 &amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=51350&amp;colorBackground=0x525252&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object><br /><font size="1" color="#000000"><br /></font>

5) j'envoie la sauce !

Est-ce clair pour tout le monde, malgré mes incompressibles digressions à deux balles ? Sinon je recommence en plus clair !

Allez 1, 2, 3, 4...travaux pratiques : je veux la 51350 sur tous vos blogs ... (' croyez tout de même pas qu'jallais vous dire c'que c'était, non mais...)

La Gre, et 1 2 3 4 5 et 1 2 3 4 5 et toutouyoutou

Bon d'accord, c'est un peu long, voire un peu fastidieux,mis avec un peu d'organisation et un endroit sur son ordi où on a soigneusement conservé ce fichu-code sésame, ça va vite. Après, il y a peut-être plus simple... auquel cas je suis preneuse !

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26 oct. 2008

Mal aux tripes

Si vous avez ou connaissez un appart' à louer, à co-louer, à sous-louer, à Paris, Julie et ses deux enfants, en cherche un. Depuis près d'un an.
S'il vous plaît. C'est urgent.
S'il vous plaît, relayez.

Elle bosse. Ses gamins de deux et six ans sont "créché" et scolarisé. Le "Grand" est au CP cette année... sans commentaire ! Je reste sans voix !

Vous imaginez la force de caractère et l'énergie qu'elle doit déployer pour offrir un sourire quotidien à ses enfants, avancer la tête haute, croire en demain, ne pas leur lâcher la main et continuer à leur montrer les oiseaux hauts dans le ciel... Vous imaginez vous,  les nuits courtes, l'angoisse au ventre, la tripaille qui se noue et les poumons rétrécis ?

S'il vous plaît, faisons quelque chose, dessinons-leur un mouton, et la maison qui va avec. Dame Au Fil des choses s'est proposée pour collecter les actes de présence. Organisons-nous. Mais organisons-nous vite.

Posté par ZeFrog à 01:06 - un pavé dans ma Mare - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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06 oct. 2008

Qui suis-je ?

J'enseigne la natation aussi bien que les maîtres-nageurs, le sport en général mieux que les éducateurs sportifs, je maîtrise le TBI (tableau blanc inter actif) pour alimenter mes séances de maths, de français, de sciences, d'histoire et de géo (graphie et métrie), sans parler des arts visuels, révolutionnés pour le coup... mais pas trop parce que trop de joie, de désir et de plaisir nuisent à la construction de savoirs authentiques.
Grâce à une technique particulièrement efficace, en une demi-heure chaque matin, je fais plus fort, et mieux, que l'orthophoniste, la pédopsy et l'assistante sociale réunies (enfoncée, M'dame Pause-Café).
Je boucle facilement d'une main, sur un pied et en 24 heures hebdomadaires, dont deux-demi-journées bloquées par l'incontournable (j'ai bien essayé) piscine, un programme qu'on bouclait difficilement en 27 puis 26 heures. C'est l'heure de la rentabilité, je m'adapte.
Je passe mes lundis soirs à me concerter avec mes collègues (et néanmoins amis parce que j'ai de la chance), au cours desquels de charmantes personnes de la mairie nous présente un réseau d'aide aux élèves en difficulté (75 % de notre école les bonnes années) parallèle et peut-être complémentaire au "nôtre", on peut toujours rêver, pour lequel on nous remercie de bien vouloir remplir ce feuillet en quatre volets à remplir lors d'un rendez-vous avec la famille, non celui que vous remplissez pour le réseau d'aide de l'Educ' Nat' n'est pas le même, ni celui pour le projet personnalisé d'aide, ni celui pour le signalement auprès de la psychologue scolaire, ni celui pour l'aide personnalisée, non vous n'avez pas droit à une secrétaire même quand la moitié de votre classe est concernée par l'ensemble de ces dispositifs, merci beaucoup, et à bientôt.
Je passe ma troisième semaine d'école à un stage pour lequel le formateur n'a rien préparé "pour être au plus près de nos projets", au cours duquel cet autre formateur ne peut pas répondre à la question parce qu'il n'a plus manipulé l'objet du stage depuis longtemps (?!), mais au lancement duquel l'inspection au grand complet était présente (1 inspecteur, 2 conseillers péda, 3 formateurs, pour 11 stagiaires).

Je veille à ce que ces adorables têtes blondes finissent leur assiette et ne se castagnent pas trop 4 fois par jour au moins, j'étoffe chaque jour mon dico personnel des noms d'oiseaux (non, grosse vache n'entre pas vraiment dans la catégorie des insultes, même si j'en conviens c'est très désagréable à entendre), je remplis chaque jour un peu plus ma trousse de billes gagnées pour de la vraie-menteur-c'était-pour-de-la-fausse, je reste ouverte sur le quartier et informée de l'actualité locale, je suis assurément complètement détachée des cancans à la sortie de l'école (non, je ne dis pas bonjour à mes élèves en leur assénant une énorme gifle sur la joue droite, Madame, comment avez-vous pu croire cela sérieusement une seule seconde. Enfin, maintenant, puisque vous en parlez...), je me sens concernée, mais je sais évidemment prendre la distance nécessaire avec les cas lourds situations délicates que je certains de nos élèves rencontrent, sans m'indigner de ce que rien ne bouge (vous pourriez nous faire un rapport écrit circonstancié s'il vous plaît), et je ne fais pas grève parce qu'occupés par le stage, nous avons laissé passer la date limite d'inscription à la liste des grévistes. De toutes manières, que feraient mes petits écoliers sans moi, je vous le demande...

Je fais le plus beau métier du monde, et pourtant je fais rien qu'à râler (franchement de quoi je me plains, j'ai même pas beaucoup d'élèves dans ma classe de grande section CE2).

Alors qui suis-je ?
L'instit', professeur des écoles d'enseignement général, des temps modernes, bien sûr !

La Gre, instit' couteau suisse-multifonctions, ça va mieux en le disant.
Me dirige doucement mais fermement vers le refus d'être inspectée, moâ... Non mais !

Posté par ZeFrog à 21:28 - un pavé dans ma Mare - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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