Je me souviens, 2011 avait déboulé dans un drôle d'élan saccadé, tantôt à cloche-pied, tantôt à ramper. Bon.

2012 s'est pointé sur une drôle de grimace. Soit.
Si le faciès bouge encore, c'est qu'il n'est pas mort, n'est-ce pas ?
Si ce n'est pas figé, c'est que c'est vivant. La Bête peut sourire encore.

Mais pas ici on dirait bien.
Ici c'est joli, c'est chez moi, je m'y sens bien. Ou peut-être plus, puisque je n'arrive pas à y revenir.
Et pourtant je n'ai pas envie de m'en aller, pas vraiment. Pas envie d'arrêter, vraiment pas.
J'aime bien les constellations qui s'étirent et les mobiles en apesanteur, je ne suis pas douée pour les transitions, j'aime les commodes pleines de tiroirs parce que je sais qu'une fois refermés, ils retirent leur fond pour se mélanger, j'aimais bien cette drôle de frise de mes p'tits quartiers de vie. Mais je ne lui trouve pas la suite.
Alors j'emmène mes bulles et mon nénuphar ailleurs mes Jeannes. Vous trouverez bien la route, non ?

Et pour ce qui est de 2012, je vous la souhaite ou douce ou rouge, heurouse, à ventouse, déshabillée de ses frousses, à pelouse, à mousse, ...