Je n'accorde pas beaucoup d'importance à la fête des mères. C'était important quand c'était la fête de ma mère, ce n'est pas très important quand c'est la fête de moi mère.
Mais quand je vois leurs yeux qui pétillent, quand j'entends leurs chuchotements, leurs conciliabules, quand je vois leurs yeux scruter le calendrier, puis leurs moues le nez retroussé, et le soupir finalement "encore toooooout ça à attendre", alors je ris sous cape et je mesure ma chance.  Je sais que ce n'est pas la fête des mères, mais la fêtes des enfants qui veulent ardemment célébrer leur maman.
Je me souviens à leur âge, de ma jubilation à l'approche de la date, des cadeaux préparés bien trop tôt pour pouvoir attendre et donnés en avance, le mois d'avant ou encore le précédent, juste comme ça, en non-anniversaire. Et le plaisir de devoir en trouver un autre alors, encore plus épatant.

L'année dernière
, j'avais été impressionnée par le talent de mes réalisateurs en herbe, et touchée de leurs travaux en grand secret.

AujoujOurd'hui, en avance parce que demain c'est l'horizon et que l'horizon c'est trop loin, dans un coin de soleil au jardin, j'ai délivré mes petits de leur impatience trépidante. Aujourd'hui, comme l'année dernière, je suis émue.
La nouveauté, c'est ce Grand à mon côté qui va chercher ailleurs de quoi retourner le cœur de sa mère. Il a cassé sa tirelire (et un peu celle de son père je crois), et vient de me témoigner une nouvelle fois, mais autrement, à quel point il me regardait et me connaissait. C'est ce que je vois derrière ce cadeau-là. Deux places, pour que j'y emmène qui je veux. (En fait, je n'en reviens pas.)

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(un peu plus tard, il m'en restera un à découvrir, m'a assuré ma Grande, le temps pour elle de le finir)