11 juin 2009
C'est l'heure...
Le plus souvent je suis lapin d'Alice, les jambes trotteuses et l'œil sur le trotteur. C'est le pittoresque de mon quotidien.
En mon "fort intérieur", je suis papier à musique, presque métronome. Le rideau tombe au millimètre près.
C'est l'heure !
Dans ma légende de moâ-même, j'accroche à mes lunaisons une explication toute calendaire. Je suis fille de la nuit et de l'hiver, amerrie après minuit une nuit de décembre. C'était presque l'année prochaine, mais pas encore. C'était déjà demain depuis une heure et dix minutes. Fille de la nuit d'hiver, donc. L'été me fait de l'ombre, j'ai besoin de prendre de l'élan pour y entrer (oui, je vous entends d'ici, il faudrait savoir de quel été il s'agit, celui de cette année joue les timides, nous sommes d'accord).
Début juin, c'est l'heure. A l'opposé ou presque de mon calendrier à moÂ.
Ça fait quelques années déjà, cinq je crois, que le début de l'été cueille ma pomme ratatinée.
Je sais, je reconnais. Je ne dis rien, je ne m'assieds plus, j'attends, j'écoute distraitement les bien-intentionnés qui disent qu'il faudrait que j'arrête l'allaitement, que je prenne une femme de ménage, que je travaille à mi-temps, que je rende deux ou trois enfants, que je m'achète un nouveau mari, à disponibilité élastique, que je m'investisse moins, que j'apprenne un peu l'indifférence.
J'attends, je chute mollement, la paranoïa en parachute, là où même les nuits de neuf heures ne réparent plus grand chose.
J'attends. Y a qu'à laisser passer, gober quelques pilules rouges -pour le fer, retrouver le parapluie, celui qui fait bouée aussi en cas de déluge, manger des fruits et lire.
J'attends. Ça va passer. Ça passe déjà.
* my red umbrella - carambatack * the white rabbit - the poppy tree *
* waiting room - godigo * white rabbit II - rdirenna *
Commentaires
allez! plus que quatre jours! ;-)
Passer le temps.
Ben la Gre ?!
Panique du temps perdu ?
Du tic-tac qui mène la danse ?
Plonges dans la marre et ferme les écoutilles. Ecoutes les bulles qui remontent à la surface.
Tu es dans TA marre, tes nénuphars te protègent et tes tétards font la java.
Reposes-toi. Tout va bien.
Alors là non ! Les bien-intentionnés, ne les écoute pas c'est l'enfer ! Ne change rien, ou change juste ce que tu veux tôa. Et puis tu as raison, ça passe ces choses-là ; mais tu ne penses pas que ça passerait mieux avec ma tarte au chocolat et les tisanes de mon chaudron ? Je suis un peu sorcière tu sais... Bises ferrugineuses. La louve.
Tiens, tout pareil, en ce moment… Pourtant, on devrait être fraîches comme des roses (bien arrosées, les roses) et pleines d'entrain ! Je fais comme toi, j'attends que ça passe. Je lis. Je prends des résolutions que j'oublie aussitôt. Et puis, effectivement, ça passe. Mais parfois, c'est drôlement long ! Bon courage à toi.
Ode à la Gre
J'aime quand tu es bien et je suis triste quand tu l'es moins. Je voudrais pouvoir tendre la main et te dire que tout ira bien. Que le temps arrange et réarrange, qu'il faut laisser faire et laisser sortir ce qui est là, tout au fond, que parfois ça fait du bien de dire qu'on n'est pas bien.
J'aime quand tu écris comme tu écris parce que dans tes mots je me retrouve.
J'aime écouter cette chanson qui m'émeut et qui me fait t'aimer encore plus fort.
J'aime l'idée de ton fils à ton sein, de tes grands qui gravitent tout autour dans l'émouvant feu d'artifice de ta maison.
J'aime me dire que j'ai touché du doigt l'immensité des secrets et des bonheurs que tu trimballes avec toi.
J'aime le bazar joli et festif de ta maison.
J'aime le regard de ton homme sur toi et vice-versa.
J'aime me dire qu'on reparlera de tout ça et qu'on en rira, un jour, sûrement.
Je t'aime ma Gre. Ne l'oublie pas.
bouhou c'est trop beau ce qu'elle t'écrit lisa
( et toi aussi c'est beau ce que tu écris )
je suis toute émuuuue
oui c'est beau tout ces textes, le tien, celui de lisa...je ne vais rien rajouter sauf que je suis toute mélancolique aujourd'hui et que ce que vous écrivez résonne en moi...
PRO DE TOA
à des années d'âge, j'ai une petite soeur de coeur, les pieds dans la même mare.....Je lis, je bave......Férée par temps de pluie, je mange encore tous les appâts de ta tambouille et par tous les temps, je te lis ma préf'gre, y'a rien qu'assèche la mare et nos pieds trempent...... et tiens merci parce que j'habite cette même vie.....
il y a trop de jolies mots pour rivaliser, juste, "j'aime quand tu écris ce que tu écris parce que dans tes mots je me retrouve".
Même moitié d'horloge, ou presque, même nuits toujours plus longues qui ne réparent rien.
Attendre que ça passe, demain est un autre jour. Ça va aller.
j'suis sure qu'on t'as deja dit mille fois que tu écrivais bien mais je te le redis. Te lire donne envie de danser! c'est bizarre mais c'est l'effet que ca me fait!
C'est un peu paniquant l'été qui arrive avec ses longues soirées, son temps doux, toute cette verdure, ce temps sans obligations, ses retrouvailles , tant de plaisirs possibles que c'en est intimidant. ça me fait cet effet-là, ça arrive trop vite, j'ai du mal à me déshabiller.
peut etre qu'on rencontre les mêmes bien intentionnés... On dit de moi mais comment tu fais. je fais.
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