15 mai 2008
Frissons
J'en vois ici et là qui s'essayent à La Voix, emballées qu'elles étaient par La femme en vert.
Je le confesse ici publiquement, et pourtant je n'aime pas dire du mal (hé hé hé), mais je m'y suis terriblement mortellement emmerdée ennuyée. Comme j'aime ce cher Arnaldur (rien que le nom me donne le fou-rire), je me suis sentie obligée d'aller jusqu'au bout. J'ai bien décelé page 341 (à moins que ce ne soit page 242) un sursaut de début de commencement de quelque chose, puis non. Paf, retombé comme un soufflé.
Alors va savoir, étai-ce moi et mon mood du moment, ou lui... Bref, ça ne l'a pas fait, pour cette fois.
En revanche, je reviens d'un petit week-end chaud-chaud-chaud, certes, mais aussi frissonnant...
D'abord James Patterson et son 1er à mourir, dans lequel 10 fois la prétentieuse lectrice que je suis, limite blasée, a cru deviner l'issue... J'aime bien me faire avoir, ça me donne de grandes leçons d'humilité !
Genre très américain, rien à voir avec nos flics venus du froid, y a une femme flic, son histoire de c.. amour, ses copines, et le grand méchant tueur qui ne s'en prend qu'à de tout frais époux, brrrr... C'était trépidant et je me suis tout de suite laissée embarquée dis-donc.
Ensuite, j'ai retrouvé notre cher Wallender avant le gel, et j'ai suivi les premiers pas de sa fille dans la brigade d'Ystad... sur fond de fin d'été (où l'on aprend qu'il peut faire 30° en Scannie), de disparition-réapparition et de secte... Pas mal du tout, vraiment pas mal.
14 mai 2008
Twice
(Attention, planète people bonsoâr, lectrices intègres et non-voyuses déconseillées !)
Et en plus, ce sont des jumeaux qu'elle attend (qu'ils attendent) !
Pffff, c'est définitivement décidé, dans ma prochaine vie, je ferai Angelina Jolie.
Mais est-ce que je peux garder mon "mari" ? Non pas que le sien n'ait rien pour plaire, mais je suis rôlemetn atachée à "mon mien"
03 mai 2008
Tous les OUI qu'ils se sont dits
Aujourd'Oui, c'est le jour de son Oui.
Un grand OUi, un petit Oui, un Oui murmuré, étranglé, balbutié; un Oui chanté, crié, hululé, envolé, ri.
Un Oui enchanté.
Un Oui comme elle pourra, parce qu'on a beau avoir répété, parce qu'on a beau avoir enfanté, parce qu'on a beau avoir dit oui-oui-oui et re-oui du fond des yeux depuis tout ce temps passé à se dessiner et se redessiner, parce qu'on a beau savoir les oui d'hier, parce qu'on a beau deviner les oui de de demain, les oui à venir, les oui en devenir, ce Oui d'aujourd'hui a sa résonnance particulière.
Il sortira comme il pourra, comme il voudra, tordu-tarabiscoté par l'émotion .
Aujourd'Oui, c'est un Oui à deux mains.
Après le Oui, ils danseront, et s'envoleront, très certainement. Et je sais que la noce ressemblera à ce Butterfly Ball-là. Je devine son petit regard étoilé, radieux.
Très, très, très, très joli-joyeux mariage Emilie et son Lui.
La Gre, terriblement-très émue, la tripaille toute retournée...
30 avr. 2008
Elle et Lui
En coup de vent, avant de filer vers d'autres soleils pour le week-end, j'emprunte à une autre des paroles de toujours pour une Elle et son Lui, une demoiselle bientôt dame, bientôt sa Dame...
29 avr. 2008
Des lustres et du sucre candy
Non, je ne suis pas restée silencieuse si longtemps. Des lustres que je prépare des mots doux. Je les voudrais agrémentés de photos. Ou mais, voilà, encore une fois canalblog me refuse ce plaisir-là. Il requête, il cherchouille, il patine, il mouline, il "déconexionne". Sans relâche.
J'ai ainsi dans mon cahier de brouillon une ribambelle de messages qui attendent, bien sages, leur image. Sans laquelle ils n'ont pas grand sens.
En attendant, je me promène, je me balade et me laisse piéger à de nouvelles sucreries. Belges. J'aime la belgitude, profondément, le répèterai-je assez ?
Combien de sucre(s) dans votre thé ?
23 avr. 2008
Le pommier de la Reine
Quand j'étais petite, avant-hier, je lisais déjà J'aime lire (aujourd'hui je lis encore J'aime lire). Les tout-premiers, ceux qui arrivaient adressés à mon nom à la maison, m'ont tellement marquée que leurs histoires ressurgissent dans mon esprit à la moindre occasion.
Je me souviens de ce couple princier fou amoureux et de cette reine, copine à Blanche-Neige, peut-être, dans la gorge de laquelle un bout de pomme, le sot, s'était coincé, lui coupant, c'était couru, le souffle irréversiblement. Je me souviens de sa drôle de longue chevelure blonde, et de la douleur du roi, je me souviens du fantôme de la reine trois fois réapparu pour guider son homme, son amour, sur le chemin des retrouvailles. Je me souviens de ce prénom, Eloi, que je caressais du bout de la voix, étonnée de le découvrir poétique quand il n'accompagnait pas son coquin de Dagobert. Je me souviens de cette longue file de poètes, je me souviens d'Elio aussi. Je me souviens de ces quelques rimes
Vivra la reine, si de la pomme
qui l'empoisonne
la sauve un jeune homme,
la sauve un poème,
et ce jeune homme,
Elio se nomme.
C'était Le pommier de la reine, J'aime lire n° 41, en 1980.
Hier j'ai posé les pieds dans un autre verger, qui m'a ramenée à mon enfance et à sa poésie.
Mijoté(es) à feu doux, ses pommes font d'excellentes confitures.
Mobile décoratif ** un Pommier dans mon Jardin
J'ai trempé mon doigt dans la confiture, turelure, ça sentait les abeilles, ça sentait les groseilles, ça sentait le soleil. J'ai trempé mon doigt dans la confiture, puis je l'ai sucé, comme on suce les joues de bonne grand-maman qui n'a plus mal aux dents et qui parle de fées... Puis je l'ai sucé, sucé, mais tellement sucé
que je l'ai avalé.
Léonard le Renard dans sa malle René de Obaldia
Vous n'y trempez pas le doigt ?
La Gre, empépinée
** oh bien sûr, j'ai triché un peu, à peine. Je sais que c'est le n°41 de 1980 parce que je l'ai sous les yeux, ce qui m'aide aussi à recomposer fidèlement le poème... Et non, je ne veux pas savoir combien bien d'entre vous n'étaient même pas nées en 1980.
22 avr. 2008
A pas de velours
Je viens de suivre une chouette de Chatounette dans son chouette de bel univers. J'ai posé mes pattes dans les siennes, et suivi ses traces... Vous suivez ?

(il suffit de cliquer sur l'image, illustration de la Cat en question)
19 avr. 2008
Accident domestique
Un Bonhomme au creux de la hanche, comme une envie chocolatée au creux de l'estomac, j'ouvre le placard et saisis d'une main confiante le pot de Nutella par le haut. Le gros pot de Nutella. Par le couvercle. Déficient, le couvercle. Enfin pas vraiment vissé quoi !
Je vous fais un dessin ou vous imaginez la suite ?
Dans un réflexe crétin, je lève un pied façon Barthez, tout en crispant la hanche pour être bien sûre de ne pas m'emberlificoter les neurones (non, surtout ne pas lâcher le bébé pour se ruer sur le pot de Nutella).
...
Le bébé n'a rien, le pot de Nutella non plus.
C'est mon orteil qui a tout pris. Je crois, sans rire, que je me le suis peut-être cassé.
Vous croyez qu'en envoyant un courrier agrémenté d'un peu de mauvaise foi, Nutella va me fournir gracieusement jusqu'à la fin de mes vieux jours ? J'ai presqu'envie de le tenter, tiens.
Edit du soir : non, pas cassé, je n'ai finalement même pas de quoi faire mon intéressante. J'ai juste la démarche un peu moins gracieuse qu'à l'accoutumée.
Délectation
"Il dit que ce sont des héros de contester leur modèle familial et qu'ils incarnent la divers!té nécessaire pour que le monde reste équilibré. Si nous étions tous pareils, le monde pencherait d'un seul côté et l'univers basculerait."
p. 26
"Des questions aussi idiotes détruisent toute la magie. Et sans magie, la vie a un gout d'épouvante."
p.11
"Mais tant de beauté nous ennuie Madame et moi, un désir de monde normal nous envahit,et la nervosité nous gagne."
p.19
"Les voisins observent strictement les préceptes catholiques et ont autant d'enfants que Dieu le veut, mais ils n'arrivent pas à s'en occuper. C'est-à-dire, ils s'en occupent, mais en général, pas en particulier."
p.67
"D'après ma tante, qui cite Walter Benjamin, le grand essayiste et critique, quand j'écris, je fais quelque chose de très important. Je m'explique. Autrefois, quand il n'y avait que la nature, sans les hommes, le monde était en parfaite harmonie avec Dieu, chaque créature était naturellement consciente de sa propre signification et remplissait son rôle, par exemple les arbres donnaient des fruits, et ainsi de suite. Quand l'homme est apparu, il a nommé les choses et les a privées de cette signification. Si nous appelons un arbre "arbre", aussitôt nous ne pensons qu'à ses fruits, et c'est réducteur. Les écrivains comme moi, dit ma tante, sauvent les créatures de ces limitations. Le poète cherche les mots pour redonner à l'arbre cette signification perdue.
J'ai mieux compris la pensée du grand Walter Benjamin après être sortie avec un garçon de mon collège. [...]"
Milena Agus - Battement d'ailes
J'avais lu il y a quelques mois, son Mal de pierres. C'était juste avant Soie. Qui avait éclipsé son Mal de pierres. C'était bien pourtant, mais l'écriture m'avait essoufflée parfois, fatiguée. C'était son écriture ou mon manque de souffle ? Les livres aussi se rencontrent. Ou pas. Mais Mal de pierres se clôt sur une "pirouette" qui change la perspective du récit. Et j'aime franchement ça, ces décalages qui décalent la vue. Alors l'histoire reste et fait sa vie dans ma tête.
C'est avec plaisir et curiosité donc que j'ai ouvert ce Battement d'ailes. Que je n'ai pas quitté. Que je n'ai quitté qu'à regret. L'écriture m'y paraît plus déliée. A moins que le printemps m'ait apporté un nouveau souffle.
Ah j'oubliais. Milena Agus est sarde. Mal de pierres est sorti en 2007, er Nicole Garcia en acheté les droits.
Bref, je vous le conseille. Très largement.
18 avr. 2008
SI #3
S'il n'y a pas de place en crèche pour P'tit Blue à la rentrée prochaine (parce que les listes sont longues même quand on fait une demande 17 mois avant la date d'entrée souhaitée),
S'il n'y a pas de place à l'école maternelle pour P'tit Blue à la rentrée suivante (parce qu'une des toutes-petites sections de l'école du quartier a fermé il y a 2 ans et n'a pas réouvert malgré la liste d'attente longue d'une 15aine de gamins),
Comment vais-je faire pour reprendre le boulot, et travailler plus pour gagner plus ?
Si la réduc' famille nombreuse disparaît, comment allons-nous faire pour emmener nos gamins en vacances, nous qui avons pourtant la chance de n'avoir que le train à payer, puisque nous squattons toujours à droite, à gauche chez nos amis et la famille aux 4 coins de la France ?
Si la solidarité nationale disparaît, je crois bien que je vais demander à mes enfants de ne cotiser que pour nos retraites à nous, et que je vais bloquer le montant de nos prochains impôts sur un compte à la manière des différends entre propriétaire et locataire.
Non mais !
J'ai pas l'air, mais je suis toute colère !
Edit: la réduc 'reste, c'est l'augmentation de l'alloc' qui fait régime... que dire ? Que l'augmenter à 11 ans ne veut pas forcément dire grand chose, c'est l'entrée au collège qui coûte cher. Et Déjà-10, avec sa fichue année d'avance y est depuis septembre dernier. J'ai bien pensé le signaler à la CAF, qui m'a confirmé qu'elle s'en tamponnait le coquillard que ça ne changeait rien à notre situation.
Que dire ? Rien, on a la chance de ne pas en avoir besoin. Que dire ? Rien, je crois, peu importe, le reste est tellement ... pitoyable. Drôle de paris ces drôles d'économie. J'en aurais bien d'autres à suggérer si y en a qui manquent d'idées !





